VERSAILLES
– 12.5 / 20
Quand Allocine raconte ... Paris, aujourd'hui. Un enfant et sa jeune mère dorment dehors. Nina est sans emploi, ni attaches. Enzo a 5 ans. Leur errance les conduit à Versailles. Dans les bois, tout près du château, un homme vit dans une cabane, retranché de tout. Damien. Nina passe une nuit avec lui. Au petit matin, Nina laisse l'enfant et disparaît. À son réveil, Damien découvre Enzo, seul. Au fil des jours, des saisons, l'homme et l'enfant vont se découvrir, s'apprivoiser, s'attacher. Leur lien sera aussi fort que leur dénuement. Un jour pourtant il faudra quitter la cabane...
Guillaume Depardieu était l'un des favoris pour le césar du meilleur acteur à titre posthume, remporté au final par Vincent Cassel pour Mesrine. Sa nomination n'était toutefois pas étonnante à la vue de sa brillante prestation dans Versailles. En sans abris taciturne et froid qui va s'adoucir grâce au petit Enzo, il est touchant de justesse et de sincérité. La paire qu'il forme avec l'adorable Max Baissette de Malglaive marche à merveille. Leur complicité qui grandit petit à petit, scène après scène est simplement, belle. Les regards et les gestes qu'ils échangent sont mis en avant par des gros plans de grande qualité, à l'image de l'ensemble de la photographie, magnifique, du film. Si l'ensemble du casting se fait remarquer par l'intensité de son jeu, le rythme de ce « Versailles » reste lent, et les longueurs sont nombreuses. Reste un sujet exploité à maintes reprises mais peu approfondi dans ce film dont on retiendra surtout le duo principal attendrissant et efficace.
LES
ORPHELINS DE HUANG-SHI – 14.5 / 20
Quand Allocine raconte ... Les Orphelins de Huang Shi nous entraîne dans la Chine des années 30 alors ravagée par la guerre, et raconte l'incroyable aventure d'un jeune journaliste anglais, d'une infirmière américaine et du chef d'un groupe de partisans chinois qui vont unir leurs efforts pour sauver 60 orphelins. Ensemble, ils vont parcourir plus d'un millier de kilomètres à travers les contrées les plus hostiles, des sommets enneigés aux déserts impitoyables, pour atteindre un village où les enfants pourront enfin vivre en sécurité. Surmontant tous les obstacles, leur épopée va les conduire à découvrir le sens absolu du sacrifice, de la responsabilité et du courage.
« Les orphelins de Huang Shi » est un film américain à grand spectacle. Des décors aux différentes scènes en passant par l'incroyable nombre d'acteurs, tout y est grandiose. Un mal et un bien à la fois puisque le film ne s'essouffle pas et offre au spectateur une vue imprenables sur de somptueux paysages pendant 1h54. Cependant, outre sa photographie superbe, « Les orphelins de Huang Shi » est aussi un film qui retrace une partie de l'Histoire pas forcément connue et peu mise en avant dans les programmes scolaires. L'occasion, donc, de se pencher sur une période difficile, parfois même dure mais aussi très intéressante. Roger Spottiswoode nous livre ici de très beaux et très fins portraits d'hommes, de femmes mais surtout d'enfants courageux et déterminés à échapper à une atroce guerre dont ils n'ont pas voulu pour pouvoir simplement grandir et vivre en paix. Adultes comme plus jeunes se montrent à la hauteur du thème du film, justes et talentueux. Prévisibilité parfois, côté américain qui ressort trop à d'autres moments, mais toujours de la force et de l'intensité pour ce très réussi « Les orphelins de Huang Shi ».
BONS
BAISERS DE BRUGES – 15.5 / 20
Quand Allocine raconte ... Après un contrat qui a mal tourné à Londres, deux tueurs à gages reçoivent l'ordre d'aller se faire oublier quelque temps à Bruges. Ray est rongé par son échec et déteste la ville, ses canaux, ses rues pavées et ses touristes. Ken, tout en gardant un oeil paternaliste sur son jeune collègue, se laisse gagner par le calme et la beauté de la cité. Alors qu'ils attendent désespérément l'appel de leur employeur, leur séjour forcé les conduit à faire d'étranges rencontres avec des habitants, des touristes, un acteur américain nain tournant un film d'art et essai européen, des prostituées et une jeune femme qui pourrait bien cacher quelques secrets aussi sombres que les leurs... Quand le patron finit par appeler et demande à l'un des tueurs d'abattre l'autre, les vacances se transforment en une course-poursuite surréaliste dans les rues de la ville...
« Bons Baisers de Bruges » fut un véritable coup de cœur. Film policier atypique, comédie dramatique hors du commun, il s'inscrit dans ce genre de films qui surprennent et sortent agréablement du lot. Entre dérision et désespoir, humour et drame, amour et tueries, Martin McDonagh mêle avec habileté des genres qui n'ont pas souvent l'habitude d'être ensemble. En découle un « Bons Baisers de Bruges » rythmé, efficace et totalement délirant porté par un casting divin qui arrive à rendre attachants des personnages si peu recommandables. Une originalité qui fait mouche et qui séduit. On ressort de la salle comblé.
LE
CAHIER – 15 / 20
Quand Allocine raconte ... Sous les anciennes statues géantes de Bouddhas détruites par les Talibans, des milliers de familles tentent de survivre dans des grottes. Baktay, une petite fille de 6 ans, entend toute la journée son petit voisin réciter l'alphabet. Elle se met alors en tête d'aller à l'école, quitte à braver tous les dangers. Sous l'apparence d'une grande simplicité narrative, la plus jeune des filles Makhmalbaf dénonce les ravages de la guerre en Afghanistan et pose la question du devenir des enfants qui sont imprégnés de violence dès leur plus jeune âge.
Mettre en scène des enfants pour traiter de sujets aussi durs et complexes était un choix audacieux qui se révèle efficace et qui fait ses preuves. Simple mais toujours intelligent et prenant, « Le Cahier » est poignant, image d'une réalité difficile avec pour personnage principal une adorable petite fille dont la fragilité la rend encore plus attachante qu'elle ne l'est déjà. Hana Makhmalbaf nous livre donc ici un film fort, dérangeant, au cœur d'un cadre magnifique mais où règne la violence qui touche même les plus jeunes. Constat effrayant et troublant qui fait du « Cahier » un film intense.
ONCE
– 16 / 20
Quand Allocine raconte ... Dans les rues de Dublin, deux âmes seules se rencontrent autour de leur passion, la musique... Il sort d'une rupture douloureuse. Elle est mariée à un homme qu'elle n'aime plus. Dans un monde idéal, ils seraient fait l'un pour l'autre. Ensemble, ils vont accomplir leur rêve de musique.
« Once » est un petit bijou musical où le bonheur des yeux s'associe au bonheur des oreilles. Tout y est tendre et doux ; du couple touchant que forment ces deux personnages au ressort d'une déception amoureuse, à la musique qui berce en passant par une très agréable promenade à travers Dublin. Glenn Hansard et Markéta Irglova sont naturels, justes et réalistes. Ils nous entraînent avec brio et simplicité au cœur d'une histoire sincère sans aucune fausse note. Quand on pense que ce long-métrage a été filmé en 15 jours seulement... La bande originale, atout essentiel de ce film aux milles couleurs, est merveilleuse ; on en redemande !

encore Jojo qui ajoutent leur grain de sel à
cet ensemble déjà plutôt bien fourni autant au niveau de l'énergie
qu'au niveau de la vérité éclatante du jeu. Les émotions
s'enchaînent ; on passe du rire avec des scènes comme celle dans
laquelle Bonne Maman s'essaie aux remontées mécaniques, aux larmes
avec la prestation brillante de la jolie Manon ou la réussite de
l'adorable Ludovic à l'examen de l'obtention de la première étoile.
Pétillant et divertissant, on sort de cette « Première
Étoile » avec l'esprit enthousiaste et bonne humeur. Un bon
point pour le cinéma français à ne pas garder aussi discret.
dont :

Ma
note : 17.5 / 20
qui
fait de chaque plan une merveille pour les yeux. Avec pour toile de
fond, l'exploitation des enfants pauvres sur lequel Danny Boyle pose
un regard juste sans jamais basculer dans le mélodrame larmoyant et pour fil rouge, le fameux jeu télévisé « Qui veut gagner des
millions ? », Slumdog millionnaire associe la dure et violente
réalité avec l'espoir. Une pointe d'humour, des émotions savamment
dosées, des flash back efficaces qui nous entraîne d'un moment de
la vie de Jamal à un autre, aucun temps mort, une action élégamment
répartie et un dépaysement total font de la recette du film un
tout, intelligent, surprenant et savoureux.
Aussi bien attachants que doués, on
ne peut leur souhaiter qu'une longue et belle carrière, de même
pour le reste du casting, notamment les enfants, simplement
étonnants. Une scène finale en clin d'œil coloré et musical au
cinéma bollywoodien très réussie et entrainante avec une
chorégraphie à l'image du film ; pleine d'énergie. La bande
originale, quant à elle, contribue à cet émerveillement total tout
au long des 2 heures que dure le film (et que l'on voit absolument
pas passer), atout incontestable de cette véritable aventure aux
milles et une surprises, aux milles et une beautés, aux milles et
une récompenses tout à fait méritées.
une actrice accomplie qui n'en
fait ni trop ni pas assez à l'image du reste du jeune casting. Des
bouilles sympathiques, du talent à revendre et du dynamisme qui
apportent à LOL un rythme qui ne faiblit pas. Du copain arrogant à
la coureuse de garçons en minijupe, du musicien sexy au bourgeois
bien moins coincé qu'on ne pourrait le croire, divers profils
s'opposent dans cette bande de copains tous équipés d'un ordinateur
Apple portable et d'un ipod, vivant au cœur de Paris dans des
appartements gigantesques. Lisa Azuelos dépeint ici le quotidien
d'une jeunesse pour le moins friquée mais dont les relations et et
les doutes sont universels à tous les adolescents.
qui, rappelons-le, est la mère de
la réalisatrice. Un clin d'œil original comme celui à La boum ; en
effet, en plus d'avoir choisi l'actrice phare du précédemment cité,
on entend le devenu fameux slow de celui-ci, diffusé das un
supermarché. Sans oublier le voyage scolaire à Londres, ou
l'occasion d'oublier toutes les préoccupations parisiennes et de
renforcer les liens... Sur fond de bande originale très rock'n'roll
et parfaitement adaptée à l'univers dépeint, c'est donc un remake
de La Boum, en version moderne, qui ne paie pas de mines pour ses
faiblesses de scénarios mais qui se révèle attachant et réaliste,
énergique et rythmé.
Chaque plan, chaque scène est un
bonheur tant pour les yeux que pour les adeptes de cinéma. La scène
qui reconstitue l'accident de Daisy et qui montre comment il aurait
pu ne pas avoir lieu est surprenante de réalisme. Sans jamais se
laisser dépassé par des effets spéciaux aussi inévitables que
somptueux, David Fincher nous livre une histoire d'amour complexe
mais de grande tendresse navigant avec brio entre émotions, humour
et love story. Car celle-ci vaut bien toutes celles qu'on a pu voir
auparavant; fascinante, attachante et originale, elle enchante,
séduit et émerveille évitant le tragique et le mélodrame. Les
maquillages, les costumes et les décors sont époustouflants et
donnent au film une dimension esthétique de toute beauté.
Face à lui, la gracieuse et élancée Cate Blanchett,
dans un jeu tout en pureté avec qui il forme un couple des plus
sublimes. Autour d'eux le reste du casting vient compléter cette
fresque poétique ; de l'énergique Traji P. Henson à la beauté
froide de Tilda Swinton (décidément partout ces derniers temps) en
passant par le naturel de Julia Ormond. « L'étrange histoire
de Benjamin Button » est une love-story intense à laquelle il
est donc difficile d'être indifférent. Le temps passe plus vite
qu'on ne l'aurait pensé, il suffit de se laisser porté par ce chef
d'œuvre que l'on peut d'ores et déjà considéré comme l'une des
principales réussites de 2009.




